Petite pensée, oh combien vrai....
Il est des hommes et des femmes qui, dépouillés par la souffrance, rayonnent de beauté.
Le Christ est vraiment entré chez eux, s'est mis à table avec eux.
Leur coeur est pur car ils ont tout pardonné.
Est-ce vraiment pour toi, Seigneur, que je suis sorti ce soir, participer à cette réunion ? N’est-ce pas par habitude ? C’est le jour ! N’est-ce pas pour «faire réussir » mon mouvement, ou l’action préparée ? Nous sommes si peu nombreux ! N’est-ce pas par orgueil ? Sans moi, ils ne pourront pas… ! N’est-ce pas pour défendre et faire triompher mes idées ? Je les crois seules justes ! N’est-ce pas pour jouer la fidélité ? Jamais, je ne manque ! N’est-ce pas pour me donner bonne conscience ? Les hommes d’église nous disent qu’il nous faut nous engager ! Est-ce vraiment pour Toi ? J’ai peur quelquefois de me faire illusion, sur la valeur de mon action, sur mes intentions, sur ma générosité, sur ma foi, et de courir, d'agir, de me dépenser, pour moi, sans Toi. Pardonne-moi, Seigneur, parce que si je crois de toutes mes forces que tu as voulu avoir besoin de moi, besoin de nous, pour bâtir un monde fraternel, j’oublie souvent que j’ai besoin de Toi pour le réaliser et je travaille seul, je lutte seul, je me bats seul, et les autres aussi, je le crains, car nous ne pensons pas souvent à l’inviter à la réunion, et quand enfin nous disons que Tu es là, parce que c’est l’habitude, nous évitons de chercher et de te demander Ton avis, car il est plus facile de nous contenter du nôtre, et plus difficile de méditer ton Évangile et prier ton Esprit Saint. Pardon, Seigneur, n’est-ce pas en vain que nous bâtissons, si nous ne bâtissons pas avec Toi ! ![]() Michel Quoist |
par Manuel
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